1901, lors des funérailles de la reine Victoria? 1952, pour celles de George VI, le père d’Elisabeth II? 1965, pour celles de Winston Churchill? Si ce n’était pour la tribune de presse, avec ses caméras de partout et ses photographes avec leurs énormes téléobjectifs, et le tarmac impeccable, on se croirait dans un livre d’histoire. Rien n’a changé dans le protocole, ou presque, depuis les grandes funérailles de Victoria, impératrice des Indes. Les gardes écossais passent au pas, le son de la cornemuse retentissant dans le silence qui règne devant l’abbaye de Westminster. Puis arrive le régiment de la Royal Navy, 142 marins tirant le porte-canon sur lequel repose le cercueil d’Elisabeth II, entouré de l’étendard royal rouge et or, avec ses lions inspirés du drapeau normand. Sur le dessus, le sceptre, la couronne d’Etat impériale et le globe sont exposés, symboles de son règne.