Les résultats de l'élections sont attendus dimanche. Selon les estimations, le taux de participation devrait se situer entre 70% et 80%, en baisse par rapport à la dernière élection présidentielle de septembre (89%).

Figure de l'opposition, Mohamed Nasheed, 51 ans, est un ancien président des Maldives (2008-2012) qui a été emprisonné à multiples reprises et, condamné pour «terrorisme», a dû s'exiler en Grande-Bretagne et au Sri Lanka.

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Il est rentré à Malé, la capitale du petit archipel, en novembre 2018 après la défaite d'Abdulla Yameen lors du scrutin présidentiel de septembre, remporté à la surprise générale par l'adjoint de M. Nasheed, Ibrahim Mohamed Solih. Sa condamnation a finalement été cassée par la Cour suprême maldivienne.

Le MDP favori

Son parti, le Parti démocratique maldivien (MDP), est le grand favori des élections de samedi au parlement, le Conseil (Majlis) du peuple, une assemblée monocamérale de 87 membres.

Selon M. Solih, le prochain parlement issu des urnes devrait «être composé de membres qui connaissent et soutiennent entièrement le programme» du MDP, qui compte actuellement 19 élus. Et Mohamed Nasheed jouer un rôle clé dans la prochaine législature.

L'ex-président Yameen n'est pas candidat, mais son parti, le Parti progressiste des Maldives (PPM), est considéré comme le principal rival du MDP.

Comparution en justice

Arrivé au pouvoir en 2013 dans des circonstances litigieuses, Abdulla Yameen a dirigé l'archipel d'une main de fer, emprisonnant ou forçant à l'exil ses opposants, muselant la presse et la société civile. M. Yameen a été arrêté et a comparu en justice pour blanchiment d'argent en février.

Depuis la passation de pouvoir en novembre, le nouveau régime maldivien a engagé des enquêtes sur la corruption et les détournement de fonds présumés de l'ère Yameen. Les prisonniers politiques ont été libérés et presque toutes les figures de l'opposition en exil sont revenues dans le pays.