Un autre dirigeant politique aurait déjà sombré. Coup sur coup, Nicolas Sarkozy, 66 ans, vient de subir deux attaques violentes de la part des juges. Le 1er mars dernier, lorsque le jugement tombe dans l’affaire dite «des écoutes téléphoniques», l’ex-président français est enragé. Trois ans de prison dont un ferme pour s’être rendu coupable de «corruption» et «trafic d’influence» en essayant d’obtenir en 2014 des informations sur un dossier l’impliquant (l’ex-affaire Bettencourt), via un magistrat désireux d’être nommé à Monaco (son coaccusé, le juge Gilbert Azibert) et son vieil ami avocat Thierry Herzog. Aucune pièce du dossier ne permet de prouver un tel délit. Mais pour le tribunal, «la preuve du pacte de corruption ressort d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants résultant des liens très étroits d’amitié noués entre les protagonistes». Nicolas Sarkozy, assommé, se défend aussitôt devant les caméras de télévision. L’étau de la justice commence à se refermer sur lui.

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