«Non à Ben Ali», «Soulèvement continu, non à Ben Ali», ont crié les manifestants, quelques dizaines au départ, qui n’ont pas été inquiétés par les policiers.

La foule des manifestants a commencé à gonfler pour atteindre plusieurs centaines. Elle a été bloquée par un barrage de police qui s’est vite formé au milieu de l’Avenue Bourguiba de manière à l’empêcher de marcher vers le siège du ministère de l’Intérieur.

«Le ministère de l’Intérieur est un ministère de la terreur» et «hommage au sang des martyrs» ou encore «non, aux Trabelsi (ndlr: la belle famille du président) qui a pillé le pays», ont également scandé les manifestants.

Le président Ben Ali s’est engagé jeudi soir à quitter le pouvoir au terme de son mandat en 2014 et a ordonné la fin des tirs contre les manifestants, dans l’espoir d’apaiser un mouvement de contestation sans précédent.

Il a également annoncé une baisse des prix des produits alimentaires et des services de base.