Le premier ministre a mis en évidence cinq points majeurs.

1. Devoir de lucidité

Un «responsable gouvernemental doit être lucide et faire partager cette lucidité à son peuple: nous vivons sous une menace terroriste majeure» qu’il faudra «combattre dans la durée».

2. L’ennemi intérieur désigné

Manuel Valls désigne l’ennemi intérieur: la «guerre» se mène «contre le terrorisme, l’islamisme radical, le djihadisme». L’islamisme radical étant: «une volonté de Daech de mettre fin à ce que sont nos valeurs. De s’attaquer à l’Occident ? Non, à nos valeurs, qui sont des valeurs universelles». Il circonscrit donc très strictement cet ennemi: «Ce n’est pas une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais une guerre au nom même des valeurs qui sont les nôtres et que nous partageons au-delà même de l’Europe».

3. Une menace et un combat partis pour durer

«Nous vivons dans un monde où cette menace sera constante, constante dans son niveau très élevé, constante dans le temps.» Elle se mène sur le territoire mais aussi au Mali, en Irak. «Ce combat sera long» et «on ne peut pas réclamer immédiatement des résultats».

4. Le salafisme est l’antichambre de la radicalisation et du terrorisme

«Le salafisme est souvent l’antichambre de la radicalisation. Et la radicalisation, elle peut conduire au terrorisme». «Il y a entre 10 et 15 mille salafistes en France». Par ailleurs 1800 personnes sont recensées et suivies par les services. 473 sont en Syrie et en Irak. 217 sont revenues sur le territoire. Et l’on compte 500 vétérans d’autres conflits du même type.

5. Une guerre de civilisations

«Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c’est au fond une guerre de civilisations. C’est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons», a lancé le chef de gouvernement. Cette «bataille» se situe «aussi, et c’est très important de le dire, au sein de l’islam. Entre d’un côté un islam aux valeurs humanistes, universelles, et de l’autre un islamisme obscurantiste et totalitaire qui veut imposer sa vision à la société».