L’ombre des «gilets jaunes» planait au-dessus de Middlesbrough ce dimanche. Alors qu’une centaine de «marcheurs pour le Brexit», partis la veille de Sunderland, un peu plus au nord, entraient dans la petite ville du nord-est de l’Angleterre, beaucoup faisaient allusion au mouvement de révolte français. «Si le Brexit n’a pas lieu, on va voir les gens descendre dans la rue et faire comme eux», avertit Richard Tice, homme d’affaires proche de Nigel Farage, et organisateur de la marche.

«Ce qui se passe en ce moment est une trahison, s’énerve Trevor Agnew, un habitant local qui a rejoint la marche pour la journée. Le Brexit doit avoir lieu le 29 mars, comme prévu, sinon on va se retrouver avec une situation similaire à celle de la France.»