Multilatéralisme

Maria Fernanda Espinosa: «L’ONU doit mieux communiquer»

Présidente de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, la diplomate équatorienne compte agir avec détermination pour la parité au sein de l’organisation. En tant que poétesse consciente de la valeur des mots, elle regrette le jargon trop souvent employé par la bureaucratie onusienne

Les Nations unies sont dans le collimateur des populistes et des unilatéralistes qui critiquent désormais sans réserve l’organisation multilatérale. L’ex-conseiller fédéral Joseph Deiss en sait quelque chose, lui qui a présidé l’Assemblée générale de l’ONU en 2010. Cette année, cette même assemblée est présidée par l’Equatorienne Maria Fernanda Espinosa, une ex-ambassadrice, poétesse à ses heures. Elle est la première femme latino-américaine à occuper le perchoir. Venue à Genève parler au Conseil des droits de l’homme, elle a reçu Le Temps.

Le Temps: Vous êtes la première femme d’Amérique latine et la quatrième femme à présider l’Assemblée générale des Nations unies. Quel sentiment vous anime?