Un cortège de jeunes à moto sort du stade de football de Seiyun, soulevant un nuage de poussière. Sourire aux lèvres, les joues parfois gonflées de qat, ils klaxonnent et se saluent avant de disparaître dans les interstices des canyons majestueux de l’Hadramaout. Le défilé des deux-roues laisse entrevoir une inscription – «NO WAR» – peinte sur le mur de l’enceinte. Un slogan qui sonne comme une douce utopie dans ce pays où, en moyenne, un jeune de 25 ans a connu 14 guerres différentes.