Pas de surprise: Marine Le Pen sera bien candidate à la présidentielle d’avril-mai 2022, sans doute face à Emmanuel Macron. La dirigeante du Rassemblement national, 52 ans, a profité de ses vœux à la presse, jeudi au QG de son parti à Nanterre (rue des Suisses), pour confirmer ses intentions et défier en duel électoral le chef de l’Etat sortant, qui l’avait battue sèchement le 7 mai 2017, par 65,9% des voix contre 34,1%.

L’annonce, en soi, était attendue. Sur la forme et sur le fond, en revanche, ces vœux 2020 ont de nouveau démontré que beaucoup de choses ont changé en bientôt trois ans. Plus de crispation ambiante au siège du RN face aux journalistes avec lesquels l’ex-candidate, aujourd’hui députée de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, plaisante volontiers, y compris sur son débat télévisé présidentiel raté, «the débat», comme elle s’en amuse, verre de Coca Zéro à la main. «Une politique, ça s’incarne. Je serai l’incarnation des nationaux résolus à prendre leur revanche sur les mondialistes», prédit-elle. Le sourire n’est pas feint. L’échange avec la presse est cordial. Le temps de la «diabolisation» du Front national semble bien loin…