Jusqu’à la veille du premier tour, Marine Le Pen a tout fait pour gommer les aspects extrémistes de son parti. Mais elle ne peut plus cacher d’où elle vient. Depuis quelques jours, la quasi-totalité de la scène politico-médiatique rappelle quotidiennement les aspects xénophobes, voire anticonstitutionnels, du programme de la candidate du Rassemblement national (RN). Maintenant que le paratonnerre Zemmour, encore plus excessif qu’elle, a disparu du paysage, plus question de la laisser avancer «en mode furtif» comme elle le faisait sur la question européenne, selon les termes du spécialiste des partis d’extrême droite Gilles Ivaldi.