Le prestigieux New York Times a peut-être trouvé le mot juste pour désigner la constante progression de Marine Le Pen dans les sondages ces derniers jours, jusqu’à 22% des intentions de vote. Pour en résumer la teneur, le quotidien américain parle de «surge», soit une «poussée brutale», terme d’ordinaire utilisé pour l’envoi de renforts militaires, comme ce fut le cas aux Etats-Unis ou en Irak pour l’US Army. Or qui dit «surge» dit plan de bataille capable de renverser la donne et d’aboutir à la victoire. Un plan sur lequel travaille d’arrache-pied l’entourage de la candidate du Rassemblement national, qui achève ce jeudi soir sa campagne par son dernier grand meeting d’avant premier tour à Perpignan, la seule ville de plus de 100 000 habitants remportée par son parti aux municipales de 2020.