Le nouveau chef du gouvernement italien Mario Monti a décidé dimanche d’accélérer l’adoption d’une nouvelle sévère cure de rigueur et de mesures de relance économique. Il veut éviter à l’Italie d’être emportée par la crise de la dette en zone euro.

Dans un bref communiqué, la présidence du Conseil a annoncé la convocation d’un conseil des ministres dimanche alors qu’il était prévu initialement lundi matin. M. Monti tiendra ensuite une conférence de presse à 19H00 GMT, selon les médias italiens. Selon les responsables politiques et les partenaires sociaux à qui il a présenté son plan d’action samedi et dimanche, l’ex- commissaire européen veut agir vite pour rassurer les marchés, qui rouvrent lundi matin, et ses partenaires étrangers alors que se tient un sommet européen crucial jeudi et vendredi.

«La situation est grave et la situation italienne est suivie aussi par Washington, Pékin et Tokyo», a déclaré Mario Monti au maire de Bari, Michele Emiliano, selon ce dernier. «Le choix est entre un plan très austère maintenant ou le risque d’une faillite demain», a souligné de son côté Angelino Alfano, le chef du PDL, le parti de droite de l’ancien chef du gouvernement Silvio Berlusconi.

L’urgence est en effet de mise alors que la méfiance des marchés a propulsé les taux d’emprunt de l’Italie à des niveaux jugés insoutenable à terme pour le pays qui croule sous une dette colossale d’environ 120% de son PIB.