Un mea culpa certes modeste, mais un mea culpa quand même. Plongée depuis deux semaines dans la controverse, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a reconnu des erreurs mercredi devant le Parlement et admis que l’UE n’était pas «tout à fait où elle devrait être» dans le rythme de vaccination. Alors qu’elle a fixé un objectif de vaccination de 70% de la population adulte de l’UE d’ici à l’été, les Etats membres se situent loin derrière Israël, les Etats-Unis et le Royaume-Uni – avec 17 millions de personnes vaccinées pour le bloc, contre plus de 12 millions rien qu’au Royaume-Uni.

La présidente a dû concéder que la Commission avait été peut-être un peu trop «optimiste» et «confiante dans la livraison des vaccins». L’UE n’a pas non plus tout à fait anticipé les «retards» liés à la «production de masse». Après des problèmes de livraisons avec Pfizer/BioNTech, c’est la baisse drastique des commandes passées à AstraZeneca, qui n’a pu honorer que 40 millions de doses sur les plus de 80 millions prévues au premier trimestre 2021, qui avait mis le feu aux poudres. Ces erreurs, la présidente les a reconnues. En public cette fois et de manière un peu plus assumée que dans sa récente campagne auprès des médias européens. Mais sans aller toutefois jusqu’à remettre en cause son pilotage personnel.