«Nous devons choisir qui soigner et qui ne pas soigner. Nous décidons selon l’âge et les conditions de santé. Comme dans une situation de guerre.» Le témoignage sans filtre de ce médecin de Bergame, épicentre de l’épidémie de coronavirus en Lombardie, la région la plus touchée, a été un électrochoc. Lorsque les Italiens l’ont découvert lundi matin dans les colonnes du Corriere della Sera, 17 millions d’entre eux venaient de passer leur première nuit en zone orange. Un décret gouvernemental la veille les avait invités à limiter leurs déplacements et à rester chez eux.