L'essentiel

Attendre risque d'être «très coûteux». La Fédération des médecins suisses et PharmaSuisse veulent lancer leur propre certificat Covid-19, alors que la Confédération a déjà sélectionné deux autres solutions. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) relève que «les efforts de chaque partie pour trouver une solution doivent être salués». 

L'Inde, qui déplore près de 400 000 nouveaux cas de Covid-19 et un record de morts en 24 heures, continue à recevoir de l'aide médicale en provenance de l'étranger, destinée à soulager les hôpitaux saturés de malades en manque d'oxygène.

Retrouvez notre suivi de la journée de samedi.


■ Médecins et pharmaciens lancent leur propre certificat Covid-19

La Fédération des médecins suisses (FMH) et PharmaSuisse veulent lancer leur propre certificat Covid-19. Pourtant, la Confédération a déjà sélectionné deux autres solutions, dont le choix est attendu pour la mi-mai. Le temps joue un grand rôle et Martine Ruggli, la présidente de PharmaSuisse, citée dans la NZZ am Sonntag et interviewée sur les ondes de la RTS, considère que la faîtière des pharmaciens et la FMH peuvent offrir une solution fin mai, soit un mois plus vite que Berne: «attendre la Confédération risque d'être très coûteux pour tout le monde».

A partir de juin, les personnes vaccinées, guéries ou testées négatives au Covid-19 pourraient être privilégiées, avait annoncé récemment le Conseil fédéral. Mais la FMH et PharmaSuisse craignent des retards avec ce projet émanant de l'administration fédérale. Bien placées pour créer ce certificat - ce sont les médecins et les pharmaciens qui injectent les vaccins, font les tests, documentent les résultats -, on peut se demander pourquoi la FMH et PharmaSuisse n'ont pas été tout de suite en première ligne pour le faire. «Nous avons fait une offre à la Confédération, qu'elle n'a pas retenue», a précisé Martine Ruggli. Contacté dimanche, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) relève que «les efforts de chaque partie pour trouver une solution doivent être salués». 


■ En première ligne, l'Inde est placée sous assistance internationale

L'aide internationale continue d'affluer en Inde, où la vaccination a été étendue à tous les 600 millions d'adultes, malgré la pénurie de vaccins, face à des niveaux record de contaminations au Covid-19. En première ligne face à la pandémie avec le Brésil, l'Inde a répertorié samedi 401 993 nouvelles contaminations sur les dernières 24 heures, un record mondial, a annoncé le ministère de la Santé.

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L'aide médicale internationale, annoncée par plus de 40 pays, a commencé à parvenir cette semaine. Un avion militaire américain transportant plus de 400 bouteilles d'oxygène et un million de tests de dépistage du coronavirus avait atterri vendredi à New Delhi. Un avion allemand avait suivi samedi. Dimanche matin, c'est un appareil français qui s'est posé dans la capitale indienne avec 28 tonnes d'équipement médical, dont huit générateurs d'oxygène de grande capacité, pouvant chacun alimenter en continu un hôpital indien de 250 lits, selon les autorités françaises.


■ Simonetta Sommaruga vaccinée

Simonetta Sommaruga a été vaccinée contre le coronavirus. Le vaccin a été «récemment» administré à la politicienne bernoise, âgée de 60 ans, selon le Département fédéral des transports. La conseillère fédérale a insisté pour que les groupes à risque aient d'abord la possibilité de se faire vacciner, a indiqué le Département fédéral de l'environnement (Detec) confirmant une information de la SonntagsZeitung. La distribution du vaccin a été depuis peu élargie en Suisse. Tous les membres du Conseil fédéral seraient maintenant vaccinés, affirme ainsi le journal dominical. Selon la Chancellerie fédérale, ces derniers sont libres d'informer sur le fait qu'ils aient été vaccinés ou non.


■ HotellerieSuisse demande de prolonger les aides aux entreprises

HotellerieSuisse demande à l'Etat de prolonger les aides pour les cas de rigueur de juin à décembre 2021. D'ici juin, de nombreux établissements ne seront pas en mesure de faire face aux difficultés financières en raison de la crise persistante due à la pandémie.

Comme pour les indemnités pour le chômage partiel, l'organisation demande que l'aide pour les cas de rigueur soit étendue de 18 à 24 mois pour toutes les entreprises touchées et selon les critères actuels, indique-t-elle dimanche dans un communiqué.

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■ Dans le canton de Vaud, les jeunes plébiscitent le vaccin

Les jeunes se sont rués sur la vaccination dans le canton de Vaud, rapporte Le Matin Dimanche. Sur les 100 000 personnes qui se sont inscrites entre lundi midi et mardi soir presque deux tiers (63%) ont moins de 30 ans, 16% ont entre 30 et 39 ans et 16% entre 40 et 49 ans. «J’ai obtenu ma place en cinq minutes seulement. Je suis super contente, ça donne l’impression qu’on avance, de pouvoir enfin passer à autre chose», témoigne Carole, 34 ans. 

Cet engouement ne surprend pas la conseillère d’État vaudoise chargée de la Santé Rebecca Ruiz: «Les jeunes paient un très lourd tribut à cette pandémie depuis plus d’une année. Depuis lundi, je reçois énormément de messages de soulagement. Il fallait répondre à leur impatience et leur offrir des perspectives et, avec le retour des beaux jours, des possibilités de bouger et de voyager.» Le Jura a suivi la décision du canton de Vaud en annonçant l'ouverture de la vaccination aux personnes âgées de plus de 16 ans dès le 6 mai.