Les caméras se sont naturellement tournées vers elle. Il est 9 heures, ce lundi, au Tribunal de grande instance de Paris lorsque Irène Frachon, la lanceuse d’alerte sans laquelle l’affaire du Mediator n’aurait pas éclaté, apparaît à l’entrée de la salle d’audience. Deux autres salles, pour la circonstance, ont dû être réquisitionnées pour permettre à la presse, au public et aux nombreux avocats de visionner, en direct, les débats de ce procès hors norme du Mediator et du laboratoire Servier qui produisait et commercialisait cet adjuvant aux traitements antidiabétiques utilisé par 5 millions de personnes et accusé d’avoir causé la mort de plus de 2000 d’entre elles jusqu’à son retrait du marché, le 30  novembre 2009.

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