carnet noir

«Même nos prostituées sont passées par l’université»: Fidel Castro par ses mots

Le Lider Maximo a produit des milliers d’heures de discours, durant des interventions qui pouvaient durer cinq heures. Florilège

Des milliers d’heures de discours: Fidel Castro a donné des centaines d’interviews et infligé à ses concitoyens ainsi qu’au monde des harangues qui pouvaient durer jusqu’à cinq heures. Ses interventions étaient ponctuées de formules qui ont fait sa légende, mais aussi de piques à l’adresse de ses ennemis et d’éloges pour ses alliés. Quelques bons mots.

Condamnez-moi, peu m’importe, l’Histoire m’absoudra

Octobre 1953, à son procès après l’assaut de la caserne de la Moncada, qui forgea le début de sa légende.

Quand cette guerre se terminera, une autre, bien plus longue et grande, commencera: la guerre que je vais lancer contre les Etats-Unis. Ceci va être mon véritable destin

Juin 1958, lettre à Celia Sanchez depuis la Sierra Maestra.

La révolution n’est pas un lit de roses. La révolution est une lutte entre le passé et le futur

En 1959.

J’ai commencé la révolution avec 82 hommes. Si je devais la refaire, je la ferais avec 10 à 15 hommes d’une foi absolue. Peu importe combien vous êtes, si vous avez la foi, et un plan d’action

En 1959.

La patrie ou la mort!

Mars 1960, lors des obsèques des victimes de l’explosion du navire français «La Coubre» dans le port de La Havane, alors qu’il apportait des armes au régime. «Patria o muerte» est devenu l’un des principaux slogans du régime.

Dans la révolution, tout; contre la révolution, rien

Juin 1961, message aux intellectuels.

Je n’ai jamais vu de contradiction entre les idées qui me motivent et les idées de ce symbole, cette extraordinaire figure [Jésus Christ]

En 1985.

Le socialisme ou la mort! Le marxisme-léninisme ou la mort!

Janvier 1989, au moment où l’inquiétude montait face à la situation chancelante du bloc soviétique.

Jamais je ne me retirerai de la politique, de la révolution. Le pouvoir est un esclavage et je suis son esclave

Septembre 1991, à La Havane.

Même nos prostituées sont passées par l’université

2003, à propos de l’éradication de l’analphabétisme à Cuba, dans un entretien avec le cinéaste américain Oliver Stone pour son documentaire «Comandante».

Je suis content d’atteindre l’âge de 80 ans. Je n’aurais jamais pensé y parvenir, en ayant comme voisin le pays le plus puissant du monde qui voulait me tuer tous les jours

21 juillet 2006, lors d’un sommet des pays latino-américains en Argentine.

Bientôt j’en aurai fini comme tous les autres. Notre tour viendra, à tous

19 avril 2016, à la clôture du Congrès du Parti communiste cubain.


 

Fidel Castro a particulièrement détesté le président américain George W. Bush, qu’il appelait «petit Bush», «le Führer», «l’idiot», «l’imbécile» ou encore «le César».

Le président vénézuélien Hugo Chavez, lui, était qualifié de «plus grand démocrate de toute l’Amérique du Sud».

A propos de l’ancien ouvrier métallurgiste et ex-président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva: «Il a une âme de champion, j’admire sa persévérance. C’est l’optimisme et l’espérance de la région.»

Il a apprécié Jean Paul II, qui a effectué une visite à Cuba en 1998: «J’ai connu deux saints dans ma vie, Jean Paul II et Mère Teresa.»

Il n’a jamais tari d’éloges au sujet de son compagnon d’armes, l’Argentin Ernesto «Che» Guevara: «Un des hommes les plus nobles, les plus extraordinaires, les plus désintéressés que j’aie connus.»

Et à propos de Diego Maradona: «Le «Che» du sport.»


 

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