En bon Savoyard amateur des pentes enneigées, Michel Barnier est un fin slalomeur. De quoi expliquer, peut-être, sa stratégie d’approche en direction de l’Elysée, qu’il lorgne désormais ouvertement. A l’inverse de Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France (Nord), qui a choisi de déclarer sa candidature à la présidence de la République le 13 avril dernier, l’ex-négociateur communautaire sur le Brexit continue de flirter avec l’idée, sans passer complètement à l’acte.

Dans un entretien publié dans l’hebdomadaire Le Point – comme l’avait fait Xavier Bertrand – l’ancien ministre français des Affaires étrangères ne va pas jusqu’à dire «oui, je serai candidat», mais il pose plus que la première pierre d’une candidature: «Dans l’état actuel du pays, ce que je représente, ce que je sais faire, mon sens du travail en équipe peuvent être utiles pour remettre notre pays sur le droit chemin. J’ai construit une expérience locale, nationale et internationale, j’ai été beaucoup plus longtemps sur le terrain qu’à Bruxelles, à la rencontre des Français. Il n’y a aucune fébrilité de ma part.» Avant de confirmer qu’il se prononcera «à l’automne» sur le sujet…