Michel Barnier a déjà réussi une prouesse. Depuis l’annonce, fin août, de sa candidature à la présidence de la République française, l’ancien élu savoyard a fait mentir, à 70 ans, tous ceux qui le considéraient comme un éternel «second de cordée». Le voici maintenant au coude-à-coude, dans les sondages, avec ses principaux adversaires Xavier Bertrand et Valérie Pécresse pour décrocher, le 4 décembre prochain, l’investiture des Républicains (LR), le parti de droite qu’il n’a jamais quitté. Barnier, en route vers l’Elysée? Alors qu'il est invité à Genève ce mercredi par la Chambre de commerce et d’industrie française en Suisse pour un déjeuner-débat autour du Brexit et de ses conséquences sur les relations bilatérales avec l’UE, la question sera à coup sûr au centre des échanges…