«Laissez-nous passer! Nous voulons trouver la paix en Europe», crient des centaines de migrants à la frontière gréco-turque. «Nous sommes Syriens, Afghans, Yéménites…» énumèrent ces voix depuis le pont qui franchit l’Evros, le fleuve délimitant la frontière entre la Grèce et la Turquie. Combien sont-ils exactement? Nul ne le sait. Une seule certitude: côté grec, les frontières sont cloisonnées. Et ces migrants désespérés se retrouvent au centre d’une bataille de communication entre la Grèce et la Turquie.

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