Les manifestants, dont beaucoup portaient des combinaisons blanches et certains étaient à vélo, ont envahi le tarmac vers 12h00 GMT, avant de s’asseoir devant au moins 14 avions privés. Il y avait également un transporteur C-130 de l’Aviation royale canadienne sur ce tarmac.

Entonnant des slogans comme «À bas les vols» ou «Schiphol pollueur de l’environnement», ces militants des ONG Greenpeace et Extinction Rebellion ont fait le tour du tarmac, sous les applaudissements de spectateurs de l’autre côté des clôtures.

Lire aussi: Occuper une colline ou bloquer un pont, est-ce que ça marche?

«L’action d’aujourd’hui signifie que l’aéroport de Schiphol doit réduire ses émissions, il doit y avoir moins de vols», a commenté la porte-parole de Greenpeace Pays-Bas, Faiza Oulahsen. «Nous commençons par les vols dont nous n’avons absolument pas besoin, comme ceux des jets privés et les vols courts».

Environ trois heures après le début de l’envahissement du tarmac, la police aux frontières néerlandaise a commencé à arrêter des militants, dont certains ont été traînés vers des bus après avoir résisté passivement. «Nous prenons cela très au sérieux. Ces personnes sont dans un endroit où elles n’auraient pas dû se trouver», a déclaré son porte-parole, le major Robert van Kapel.

Lire aussi: La Suisse, un havre pour l’aviation privée

Pour Greenpeace, la police a été «beaucoup trop dure contre les militants à vélo» et au moins une personne a été heurtée à la tête. L’action est intervenue à la veille de l’ouverture dimanche en Egypte de la COP27, sommet de l’ONU sur le climat. La pollution des avions, «c’est un sujet dont ils doivent parler», a déclaré Tessel Hofstede, porte-parole d’Extinction Rebellion.

Lire aussi: Quelles sont les industries les plus écocides en Suisse?