La voiture tressaute au gré des cahots. La mauvaise route quitte Barvinkove en direction d’Izioum. Une équipe de télé ukrainienne et moi sommes du voyage. Les premières explosions résonnent, c’est loin, et le bruit est celui des tirs «sortants». C’est le moment de quitter mon traducteur qui n’aime pas les bombes. Moi non plus d’ailleurs. Mais je suis soulagé qu’il reste à l’arrière, plus ou moins en sécurité. En plus, je vais pouvoir récupérer et porter mon gilet pare-balles, que je lui prête habituellement.