Environ trois mille Honduriens ont poursuivi dimanche leur marche à travers le Mexique pour rejoindre les États-Unis, défiant le président américain Donald Trump. Le milliardaire républicain a assuré que tout était prêt pour «arrêter l'assaut» de ces migrants.

Les autorités mexicaines étaient parvenues à bloquer jeudi la colonne de migrants, appelée «caravane» par Donald Trump, qu'elles estiment à plus de 4000 personnes. Mais de nombreux migrants sont entrés illégalement dans le pays par le fleuve Suchiate séparant le Mexique du Guatemala. «Personne ne va nous arrêter, après tout ce que nous avons fait, comme franchir le fleuve», a déclaré à l'AFP Aaron Juarez, 21 ans, qui marchait avec difficulté à cause de blessures aux pieds, au côté de son épouse et de son nouveau-né.

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Un commandant de la police fédérale mexicaine a précisé qu'environ 3000 personnes marchaient dans cette «caravane» du côté mexicain, en direction de Tapachula. Le groupe de migrants était escorté par des policiers locaux et survolé par un hélicoptère.

Cette marche vers les États-Unis a débuté il y a une semaine à San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, après un appel sur les réseaux sociaux relayé par un ex-député hondurien.

Un millier de migrants bloqués

«Les gens doivent d'abord faire une demande d'asile au Mexique, et, s'ils ne le font pas, les États-Unis les rejetteront», a prévenu dimanche Donald Trump sur Twitter. Jeudi, le président américain avait menacé de fermer la frontière avec le Mexique si les autorités ne bloquaient pas l'avancée de la «caravane».

Il avait ensuite félicité le Mexique pour sa fermeté. Mais au même moment Mexico décidait de laisser passer des femmes et des enfants. Selon un décompte de l'Agence France-Presse (AFP), environ un millier de migrants se trouvaient dimanche toujours bloqués sur le pont frontalier, espérant pouvoir entrer légalement au Mexique.

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Le Honduras est l'un des pays les plus violents au monde, avec un taux annuel de 43 homicides pour 100 000 habitants. Sept Honduriens sur dix vivent dans la pauvreté, selon la Banque mondiale. Plus de 500 000 personnes traversent chaque année illégalement la frontière sud du Mexique pour tenter ensuite de remonter vers les États-Unis, selon des chiffres de l'ONU.