Emmanuel Macron s'était engagé devant les membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) à envoyer aux parlementaires leur proposition de modification de l'article 1 de la Constitution mais, face aux réticences du Sénat sur la formulation (le texte doit être voté dans les mêmes termes par les deux chambres pour pouvoir être soumis à référendum), les journaux dominicaux affirment que le président a renoncé au scrutin.

Sous le soleil, les manifestants, rassemblés derrière une banderole «Loi climat = échec du quinquennat», sont en route pour rallier la place de le République à celle de la Bastille en passant par le Châtelet. L'Elysée a eu beau assurer que la mesure «n'est en rien enterrée», écologistes, partis de gauche et syndicats manifestent ce dimanche pour dénoncer «un rendez-vous raté pour le climat».

Les «marches d'après»

Le manque d'ambition de l'Elysée est selon eux symbolisé par la loi «climat et résilience» adoptée mardi à l'Assemblée. Ce texte était censé traduire une partie des 149 propositions de la CCC, convoquée par Macron avec pour feuille de route de proposer des mesures propres à réduire les émissions françaises de gaz à effet de serre de 40%, «dans un esprit de justice sociale». Sans convaincre.

«Il s'agit de continuer à dénoncer le manque d'ambition de la loi climat et, depuis ce matin, l'abandon quasi certain du référendum qui constitue une reculade de plus», a résumé dans le cortège Cyril Dion, garant de la CCC. Des manifs ou rassemblements étaient prévus dimanche dans plus de 150 villes à travers le pays, à l'initiative du collectif «plus jamais ça» et de premiers rassemblements de tailles diverses ont eu lieu à Besançon, Cherbourg, Laval ou Martigues, selon des images postées sur les réseaux sociaux.