Comme à Glasgow il y a un an, la ministre congolaise de l’Environnement Eve Bazaiba arrivera en revendicatrice à la COP-27 qui se tiendra du 7 au 18 novembre en Egypte, une premuère en Afrique. Consciente de l’importance de l'écosystème congolais, qui forme une barrière naturelle unique contre le réchauffement climatique, la ministre demande des compensations à la protection de ses forêts. Eve Bazaiba avait obtenu une promesse d'aide de 500 millions de dollars à Glasgow. Une somme dérisoire face aux milliards que l'exploitation d'hydrocarbures pourrait valoir au gouvernement congolais. Le lancement des appels d’offres de blocs pétroliers et gaziers lui attire les foudres des militants écologistes qui l'accusent de revenir sur ses engagements en sacrifiant sa forêt tropicale mais pour la ministre de l’environnement, il s’agit de sortir le pays de la pauvreté. «L'humain a besoin d’oxygène, mais il a aussi besoin de pain, s’alarme-t-elle. Le développement de notre pays est un cas de force majeure».