La mission ouest-africaine venue évaluer la situation au Burkina Faso, quelques jours après un deuxième coup d’Etat en huit mois, est repartie «confiante» mardi de Ouagadougou. Des manifestants, affichant des drapeaux russes, s’étaient rassemblés pour protester contre sa venue.

«Je suis totalement satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le capitaine. Nous repartons confiants», a-t-il souligné. Les rencontres se sont tenues à l’aéroport de Ouagadougou, où plusieurs dizaines de manifestants affichaient leur hostilité, brandissant des drapeaux russes et en scandant des slogans anti-France et anti-CÉé.u, membre de la délégation.

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«Je suis totalement satisfait de l’entretien que j’ai eu avec le capitaine. Nous repartons confiants», a-t-il souligné. Les rencontres se sont tenues à l’aéroport de Ouagadougou, où plusieurs dizaines de manifestants affichaient leur hostilité, brandissant des drapeaux russes et en scandant des slogans anti-France et anti-Cédéao.

La délégation était arrivée mardi matin pour rencontrer le capitaine Traoré, qui a renversé vendredi le lieutenant-colonel Damiba, lui-même arrivé au pouvoir lors d’un putsch en janvier.

Retour du pouvoir aux civils

Dans la soirée, le nouvel homme fort du Burkina Faso s’est félicité dans un communiqué du «dialogue fructueux» avec la délégation ouest-africaine. Il a assuré que Ouagadougou continuerait à respecter ses engagements pris sous M. Damiba vis-à-vis de la Cédéao. Les précédentes autorités s’étaient notamment engagées en juillet sur l’organisation d’élections et un retour de civils au pouvoir au plus tard en juillet 2024.

L’influence russe ne cesse de croître dans plusieurs pays d’Afrique francophone, particulièrement au Mali et en Centrafrique. Le fondateur du groupe paramilitaire Wagner, l’homme d’affaires russe proche du Kremlin Evguéni Prigojine, a dans une publication sur les réseaux sociaux apporté son «soutien» au nouveau dirigeant burkinabè Traoré.

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Washington a pour sa part mis en garde Ouagadougou contre les risques d’un appel à ce groupe paramilitaire aux agissements décriés.

Depuis 2015, les attaques régulières de groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique (EI) ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes au Burkina Faso. Une majorité du territoire échappe au contrôle de l’Etat, notamment du côté des frontières avec le Mali et le Niger. Des villes majeures du nord du pays sont sous blocus djihadiste depuis plusieurs mois.