Élections de mi-mandat

Mobilisation exceptionnelle pour les «midterms»

Les Américains se rendent en masse aux urnes. Le taux de participation s'approchait, en fin de soirée (heure de Suisse), des 50%

Cette fois, les Américains ne boudent pas les urnes. Selon les premières projections, le taux de participation pour ces élections de mi-mandat, qui se transforment en référendum pour ou anti Trump, s'approche des 50%, alors qu'il n'était que de 37% lors des précédentes, en 2014. Voilà qui prouve à quel point ces élections ont un caractère particulier. Les Américains sont conscients qu'ils peuvent contribuer à redessiner le visage de leur pays après deux ans de trumpisme et d'une présidence atypique.

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39 millions de votes anticipés

D'habitude, les «midterms» se caractérisent par un fort taux d'abstention alors que les présidentielles attirent généralement plus de 60% des électeurs. Autre chiffre record: au moins 39 millions d'Américains ont voté à l'avance, dans 28 Etats et Washington DC, 40% de plus qu'en 2014. Les coûts de ces élections dépassent par ailleurs les 5 milliards de dollars, confirme le Center for Responsive Politics. Plus de 35% par rapport à 2014. Historique. 

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Alors que de nombreux bulletins restent à dépouiller, l'enjeu principal de ces élections est bien le rapport de force au Congrès, avec la possibilité que les démocrates parviennent à reprendre la Chambre des représentants en gagnant les 23 sièges qui leur manquent. Cela compliquerait la deuxième partie du mandat de Donald Trump. D'après un sondage publié par CNN, les démocrates arrivent en tête des intentions de vote, avec 55% des voix, contre 42% pour le camp républicain. Ces chiffres sont confirmés par NBC, qui s'est livrée à un sondage plus frais, à la sortie des urnes. 

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«Maintenant, ça fait un carton»

L'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants est renouvelé contre 35 sur 100 au Sénat, où les républicains devraient garder la majorité. C'est bien cette possible perte de mainmise républicaine sur la Chambre des représentants qui explique la fébrilité avec laquelle Donald Trump a fait campagne ses derniers jours, en alignant un nombre impressionnant de meetings politiques, jusqu'à la dernière minute. «Les élections de mi-mandat étaient ennuyeuses, avant», a-t-il lâché lors d'un déplacement dans le Missouri. «Maintenant, ça fait un carton». Sera-t-il en mesure d'afficher la même mine réjouie à la sortie des urnes?

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