La nouvelle de la mort de l’ex-président Mohamed Morsi était annoncée, hier matin, en une d’un seul quotidien égyptien, la presse préférant relayer les «victoires économiques» de l’actuel président Abdel Fattah al-Sissi. Les télévisions, quant à elles, n’ont cessé de diffuser des émissions se réjouissant de la disparition du seul président démocratiquement élu du pays, un président honni par le pouvoir. Ahmed Moussa, l’un des plus célèbres chroniqueurs de la télévision d’Etat, se fendant d’un «fils de pute», repris en boucle sur les sites pro-gouvernementaux et diffusant des photos de policiers et militaires tués ces dernières années dans des attaques terroristes, tout en insistant sur l’entière responsabilité, selon lui, de l’ancien dirigeant.