A peine élue, la présidente moldave Maia Sandu prie les militaires russes de faire leurs valises. Après le Karabakh, va-t-on voir de nouveau un conflit post-soviétique se dégeler? Deux semaines après sa très large victoire sur le président sortant pro-russe Igor Dodon, et alors qu’elle ne sera investie que le 23 décembre, Maia Sandu mettait les pieds dans le plat le 30 novembre, lors d’une conférence de presse: «Un groupe opérationnel se trouve en Transnistrie, il n’y a jamais eu d’accord de la Moldavie sur la présence de ce groupe, donc la position de l’Etat est que ces troupes et leur arsenal doivent être retirés» de Moldavie. Car, selon la première femme présidente du pays, «il n’existe plus de danger d’action militaire en Transnistrie depuis longtemps, la mission de maintien de la paix doit prendre une forme civile sous les auspices de l’OSCE.»