L'Iran a averti qu'il répliquerait à une éventuelle attaque, non exclue par le président George Bush, et a refusé de revenir sur la reprise de ses activités nucléaires. Menacé d'une saisine du Conseil de sécurité de l'ONU, l'Iran pourrait même mener rapidement ces activités plus avant si l'Europe l'y pousse, a affirmé dimanche le porte-parole des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi. «Que M. Bush sache que nos capacités sont plus vastes que celles des Etats-Unis», a dit le porte-parole après que le président américain eut refusé d'exclure vendredi le recours à la force contre l'Iran pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire.

Le chef de la Maison-Blanche s'exprimait après que l'Iran, bravant la réprobation occidentale, eut redémarré le 8 août son usine de conversion d'uranium d'Ispahan. Celle-ci avait été mise sous scellés par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en novembre quand Téhéran avait accepté une suspension de son activité pour négocier avec l'Union européenne. Malgré l'adoption jeudi par l'AIEA d'une résolution pressant l'Iran de revenir à une suspension totale, la reprise de la conversion «n'est pas négociable», a déclaré Hamid Reza Assefi. La résolution «est inacceptable parce qu'elle est illégale et que sa motivation est politique», a-t-il expliqué.

Ambassade bombardée

Hier à Téhéran, environ 300 étudiants islamistes ont bombardé de pierres et de tomates l'ambassade du Royaume-Uni pour dénoncer l'opposition britannique aux activités nucléaires ultra-sensibles de la République islamique.