Cette jeune femme a été filmée par des manifestants samedi, en train de mourir sur la chaussée de Téhéran. Le film terrible de son agonie a fait le tour du monde sur Internet, où il a été vu des millions de fois depuis samedi soir. Baptisée Neda (»la voix» en farsi), cette victime est devenue l’icône du mouvement de protestation dont le site de microblogging Twitter relaie l’existence malgré la censure numérique du régime.

La communauté Twitter a utilisé ce nom pour en faire un «hashtag»: une convention, qui consiste à ajouter # avant un mot et à placer ce terme dans chaque petit message (twit) diffusé autour d’un sujet.

Des centaines de twitterers relayent informations et opinions sur Neda. Certains discutent de la véracité des vidéos. L’immense majorité disent leur tristesse et leur révolte devant ces images.