L'essentiel

  • La Russie a revendiqué mercredi la prise de deux villages près de Bakhmout, ville de l'est de l'Ukraine aujourd'hui largement détruite, que les forces russes tentent de conquérir depuis l'été.
  • Un employé de l'ambassade d'Ukraine à Madrid a été légèrement blessé mercredi par une «déflagration» survenue au sein de l'ambassade alors qu'il «manipulait une lettre», a indiqué une source policière.
  • La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est dite favorable à la création d’un Tribunal spécial pour juger les «crimes horribles» commis par la Russie dans le cadre de son invasion de l’Ukraine.

L’Allemagne s’apprête à reconnaître la grande famine en Ukraine comme génocide

Depuis quelques mois, l’Histoire s’installe au sein du Bundestag. Mercredi 30 novembre, les députés du Bundestag ont approuvé une résolution reconnaissant en tant que génocide la grande famine des années 1930 en Ukraine, connue sous le nom d’«Holodomor». En cela, l’Allemagne suit l’exemple d’une quinzaine d’Etats à travers le monde, dont l’Irlande, la Moldavie et la Roumanie, dont les parlements ont voté des résolutions en ce sens la semaine dernière.

Pour la première fois aussi, le pape François a employé le terme de «génocide» au sujet de l’Holodomor la semaine dernière et dressé une comparaison avec «le martyre de l’agression» de l’Ukraine par la Russie depuis le 24 février. Le calendrier s’y prête. Le 24 novembre dernier, Kiev a commémoré cette grande famine – dont c’est le 90e anniversaire – qui fit plus de 4 millions de morts et qui fut la conséquence de la politique de collectivisation du pays par le régime soviétique de Staline.

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Londres annonce de nouvelles sanctions visant des responsables de la mobilisation russe en Ukraine

Le Royaume-Uni a annoncé mercredi de nouvelles sanctions visant des personnalités russes qui ont étendu la mobilisation et des responsables pénitentiaires qui ont enrôlé des criminels pour aller combattre en Ukraine. Le vice-premier ministre russe, Denis Mantourov, chargé notamment selon Londres de l'équipement des troupes mobilisées, fait partie des 22 responsables russes à être visés par ces sanctions, qui incluent un gel des actifs dans le pays et une interdiction de se rendre au Royaume-Uni.

Une dizaine de gouverneurs locaux ont aussi été visés, provenant de régions où «un nombre significatif» de conscrits ont été enrôlés après l'annonce fin septembre d'une mobilisation "partielle" de centaines de milliers de réservistes russes pour aller se battre en Ukraine, selon le ministère britannique des Affaires étrangères.

Lettre piégée à Madrid: Kiev ordonne une «sécurité renforcée» pour toutes ses ambassades

L'Ukraine a ordonné mercredi une «sécurité renforcée» pour toutes ses ambassades après qu'un «membre du personnel» dans sa représentation à Madrid, en Espagne, a été légèrement blessé lors de l'explosion d'une lettre piégée. «Le ministre (ukrainien des Affaires étrangères) Dmytro Kouleba a chargé de renforcer la sécurité de toutes les ambassades ukrainiennes. Il a également appelé les autorités espagnoles à enquêter d'urgence sur cette attaque», a indiqué sur Twitter le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Nikolenko.

Arrêt des livraisons de gaz russe: Uniper saisit un tribunal d'arbitrage contre Gazprom

Le géant allemand de l'énergie Uniper a saisi mercredi un tribunal d'arbitrage contre Gazprom pour être dédommagé des coupures de livraison de gaz russe à l'Allemagne via Nord Stream, lui ayant coûté «11,6 milliards d'euros» depuis juin. «Uniper a engagé une procédure d'arbitrage contre Gazprom», auprès d'un tribunal d'arbitrage international situé à Stockholm (Suède), a indiqué l'entreprise allemande, qui exige des «dommages et intérêts en rapport avec les volumes non livrés depuis juin».

Uniper est frappé de plein fouet par la réduction depuis juin - puis la fin totale depuis septembre - des livraisons de gaz russe vers l'Allemagne, via le gazoduc Nord Stream, sur fond de guerre en Ukraine.

Espagne: lettre piégée à l'ambassade d'Ukraine, un blessé «léger»

Un employé de l'ambassade d'Ukraine à Madrid a été légèrement blessé mercredi par une «déflagration» survenue au sein de l'ambassade alors qu'il «manipulait une lettre», a indiqué une source policière.

«La Police nationale a ouvert une enquête à laquelle participe la police scientifique», a ajouté cette source, sans donner plus de détails.

Moscou revendique la conquête de villages près de Bakhmout

La Russie a revendiqué mercredi la prise de deux villages près de Bakhmout, ville de l'est de l'Ukraine aujourd'hui largement détruite, que les forces russes tentent de conquérir depuis l'été. «A la suite d'actions offensives, les soldats russes ont libéré les localités de Bilogorivka et Perche Travnia» (village appelé Ozarianyvka en ukrainien), a affirmé le ministère russe de la Défense.

Le premier village est situé à environ 25 km au nord de Bakhmout, et le second à une vingtaine de kilomètres au sud. Depuis l'été, les combats font rage pour Bakhmout, que Moscou tente de conquérir sans y parvenir, malgré l'appui du groupe paramilitaire Wagner.

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Kiev salue l'appel de l'UE à créer un tribunal spécial pour juger «les crimes russes»

La présidence ukrainienne a salué mercredi la proposition de l'Union européenne de travailler à la création d'un tribunal spécial pour juger les «crimes de la Russie» en Ukraine. «C'est exactement ce que nous proposions depuis longtemps», s'est félicité sur Telegram le chef de cabinet de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak, après l'annonce de la Commission européenne de vouloir oeuvrer à la création d'un tel tribunal et à la mise en place de mécanismes pour utiliser les avoirs russes gelés dans la reconstruction de l'Ukraine. Il a ajouté:

La Russie payera pour ses crimes et les destructions, c'est inévitable.

Un Ukrainien nommé nouveau directeur de la centrale de Zaporijjia, occupée par les Russes

L'ingénieur en chef ukrainien de la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par l'armée russe, a accepté de prendre la direction de cette infrastructure que Moscou s'est appropriée, selon un communiqué publié mercredi. «J'ai pris ma décision. À mon avis, c'est la seule décision possible et correcte: accepter la proposition (...) de diriger la centrale nucléaire de Zaporijjia», a indiqué Iouriï Tchernitchouk dans un communiqué publié sur le compte Telegram de la centrale.

L'information a été relayée par Rosenergoatom, l'opérateur russe d'électricité nucléaire qui gère le site de facto depuis son occupation par les forces russes. Iouriï Tchernitchouk était jusque-là ingénieur en chef de cette centrale nucléaire, la plus grande d'Europe et qui se trouve dans la région du même nom, dont la Russie revendique l'annexion.

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L’étau se resserre autour des dissidents russes

Dans son bulletin quotidien, le ministère de la défense britannique souligne que les durcissements approuvés par Vladimir Poutine concernant la «loi sur les étrangers» entreront en vigueur demain, 1er décembre. En 2012, cette loi définissait les «agents étrangers» comme des personnes ou des organisations ayant reçu un soutien financier de l’étranger. Les nouvelles mesures étendront cette définition à ceux qui sont simplement sous «l’influence ou la pression» non définie d’acteurs étrangers.

«Le ministère de la Justice aura également le pouvoir de publier les détails personnels et les adresses des «agents étrangers» désignés, ce qui les expose presque certainement à un risque de harcèlement», soulève le ministère de la défense britannique, relevant que le Kremlin agit probablement de manière préventive pour empêcher une plus grande dissidence intérieure alors que le conflit reste non résolu et a de plus en plus d’impact sur la vie quotidienne des Russes.

Pour le Ramzan Kadyrov, le pape est «victime de la propagande»

Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov affirme que le pape François est «victime de la propagande», après que ce dernier eut qualifié de «cruels» les soldats russes issus de minorités participant à l’offensive en Ukraine. Dans une interview accordée au journal jésuite américain America et publiée lundi sur son site, le pape disait avoir «beaucoup d’informations sur la cruauté des troupes» russes qui arrivent en Ukraine. «Les plus cruels sont peut-être ceux qui viennent de Russie, mais (qui ne sont) pas de tradition russe, comme les Tchétchènes, les Bouriates», déclarait-il notamment.

La Tchétchénie est une république du Caucase russe à majorité musulmane, et la Bouriatie une région bouddhiste de Sibérie située entre le lac Baïkal et la Mongolie. «Le pape a présenté les Tchétchènes et les Bouriates comme les plus cruels dans l’armée russe», a réagi mercredi Ramzan Kadyrov, dirigeant autoritaire de la Tchétchénie. «Comment peut-on comprendre – rien qu’en le regardant – de quelle ethnie est issu tel soldat russe dans telle unité, quand plus de 190 ethnies peuplent notre pays?», s’interroge Ramzan Kadyrov dans un communiqué publié sur Telegram. «Bien entendu, le chef du Vatican ne pourra pas répondre à cette question. Il est devenu tout simplement victime de la propagande et de l’acharnement des médias étrangers», a-t-il estimé.

Il a aussi renvoyé le pape aux épisodes violents de l’histoire de l’Eglise catholique, citant l'«inquisition» et les «croisades». Dans les rangs tchétchènes, «il n’y a ni alcooliques, ni toxicomanes, chacun est très religieux», a affirmé Ramzan Kadyrov, ajoutant que ses troupes proposaient systématiquement aux soldats ukrainiens de se rendre avant de combattre. «Il est dommage qu’une personnalité religieuse mondialement connue ne sache rien de l’attitude des musulmans envers leurs ennemis», a-t-il déploré.

Après neuf mois de conflit, l’industrie d’armement américaine sous tension

L’aide militaire américaine, décisive pour les forces ukrainiennes, donne désormais ses premiers signes de fébrilité à l’industrie d’armement, soulève la presse alémanique. Les Etats-Unis doivent désormais faire face à des questions de défense stratégique, entre un appui à Kiev et ses propres besoins, par exemple en cas d’attaque de Taïwan.

Lire à ce propos: Après neuf mois de conflit ukrainien, l’industrie d’armement américaine sous tension

L’UE souhaite un tribunal spécial pour juger «les crimes russes» en Ukraine

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est dite favorable à la création d’un Tribunal spécial pour juger les «crimes horribles» commis par la Russie dans le cadre de son invasion de l’Ukraine. «Nous travaillerons avec la CPI et aiderons à mettre en place un tribunal spécialisé pour juger les crimes de la Russie», a-t-elle précisé sur Twitter. «Avec nos partenaires, nous veillerons à ce que la Russie paie pour les ravages qu’elle a causés, avec les fonds gelés des oligarques et les actifs de sa banque centrale.»

L’UE répond ainsi à plusieurs sollicitations du président ukrainien Volodymyr Zelensky. L’exécutif européen a en outre proposé un projet de confiscation des avoirs russes gelés en réponse à l’invasion de l’Ukraine en février. A court terme, Bruxelles et ses partenaires pourraient assurer la gestion de ces fonds et les investir. Les recettes seraient versées à l’Ukraine, qui pourrait en partie couvrir les dommages subis depuis le début de la guerre.

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Un dépôt pétrolier en feu dans une région russe frontalière

Un dépôt de pétrole dans la région russe de Briansk, ville située à 150 km de la frontière avec l’Ukraine, est en feu, selon le gouverneur local. «Des réservoirs avec des produits pétroliers sont en feu dans le quartier de Sourajski», a déclaré sur les réseaux sociaux le gouverneur, Alexandre Bogomaz. «Des équipes de pompiers et de secouristes sont sur place». Le gouverneur n’a pas indiqué ce qui pouvait avoir provoqué cet incendie mais a précisé qu’il n’y avait pas d’informations sur des victimes.

Selon Alexandre Bogomaz, le feu concerne une zone de 1800 m2 et plus de 80 personnes s’activent pour le maîtriser. L’agence étatique Tass a ensuite rapporté, citant les services de secours, que le feu s’était étendu sur une zone de 4000 m2. En octobre, un dépôt de pétrole près de Belgorod, également à la frontière avec l’Ukraine, avait été bombardé par les forces ukrainiennes ainsi qu’une centrale électrique dans cette même localité, cette dernière frappe ayant entraîné une importante panne de courant.

L’opposante bélarusse Maria Kolesnikova en réanimation

L’une des figures de l’opposition bélarusse Maria Kolesnikova, qui purge une peine de 11 ans de prison dans cette ex-république soviétique, était hospitalisée en réanimation hier soir, selon ses soutiens. L’un des visages de la contestation du régime du président Alexandre Loukachenko après la présidentielle de 2020, «Maria a été hospitalisée en réanimation à Gomel», dans le sud-est du Bélarus, a indiqué dans un communiqué le service de presse de Viktor Babaryko, un autre opposant bélarusse emprisonné dont elle était le bras droit.

Selon le communiqué, Maria Kolesnikova, 40 ans, a été hospitalisée lundi dans une unité de soins chirurgicaux, avant d’être transférée en réanimation. Cette hospitalisation intervient alors que la semaine dernière, le service de presse de Viktor Babaryko a annoncé que l’opposante avait été placée à l’isolement, sous prétexte d’un «comportement impoli». Son avocat s’était vu refuser l’accès à l’opposante.

Figure de la contestation de 2020

«Des nouvelles terribles! Notre chère Macha (diminutif de Maria, ndlr.), nous espérons tous que tu iras bien», a écrit mardi sur Telegram la cheffe de l’opposition bélarusse en exil, Svetlana Tikhanovskaïa. Grande figure de la contestation du régime bélarusse de l’été 2020, Maria Kolesnikova avait été condamnée en septembre 2021 à 11 ans de prison, à l’issue d’un procès à huis clos, la justice bélarusse l’ayant reconnue coupable de «complot visant à s’emparer du pouvoir», d'«appels à des actions portant atteinte à la sécurité nationale» et de «création d’une formation extrémiste».

Son coaccusé, l’avocat Maxime Znak, s’était vu infliger une peine de 10 ans d’emprisonnement dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité. Maria Kolesnikova avait été incarcérée en septembre 2020 après avoir résisté de manière spectaculaire à une tentative de l’expulser de son propre pays. Selon ses proches, les services spéciaux bélarusses (KGB) l’avaient enlevée, puis lui avaient mis un sac sur la tête pour la conduire à la frontière ukrainienne. Refusant de quitter le Bélarus, elle avait sauté d’une fenêtre et déchiré son passeport, ce qui avait empêché son expulsion mais entraîné son incarcération.

Auprès des ambulanciers de Bakhmout

«Je ne pouvais pas rester à ne rien faire, donc je me suis engagé au front comme volontaire», explique un ambulancier de 35 ans au nom de guerre Palych, qui officie à Bakhmout, près de la ligne de front. Jour après jour, Palych et son équipe arpentent le front, récupèrent les blessés et les transportent au plus vite à l’hôpital principal de Bakhmout. «Ça fait toujours peur. On n’est jamais détendus», raconte-t-il à l’AFP, ramenant un soldat avec une jambe cassée et blessé à la tête, dans un centre médical à Tchasiv Yar.

Après plus de huit mois de conflit, les ambulanciers qui s’activent sur le front ont vu leurs vies complètement chamboulées par la guerre. Avant le 24 février, Malych était, par exemple, livreur. «Je prie le Seigneur pour que les choses se calment dans les prochains jours. J’aimerais qu’on n’ait pas à travailler autant», dit celui qui est aujourd’hui ambulancier.

Ces derniers jours, de nouveaux ambulanciers sont arrivés en renfort. «Avant de venir travailler ici, nous étions dans la région de Kherson. C’était dur mais pas aussi dur que là», juge lûn d’entre eux, qui se fait appeler Octane.

L’Estonie dédie une pièce de deux euros à l’Ukraine

L’Estonie a commencé à mettre en circulation deux millions de pièces de deux euros sur lesquelles figure un motif évoquant l’Ukraine et vendra des éditions spéciales afin de collecter des fonds. La pièce a été conçue par Daria Titova, une réfugiée ukrainienne étudiant l’art dans ce pays balte. Y est représentée une femme tenant un oiseau à côté d’un épi de blé et du slogan populaire «Gloire à l’Ukraine».

Les Etats-Unis réfléchiraient à désigner Wagner comme organisation terroriste

L’administration américaine serait en train d’étudier la possibilité de désigner l’organisation paramilitaire Wagner comme une organisation terroriste, indique Bloomberg, qui cite deux personnes au fait de la question. Une telle détermination permettrait aux États-Unis d’engager des poursuites pénales contre le groupe de mercenaires et ses membres, et de s’attaquer à ses actifs dans le monde entier, précise Bloomberg. Les autorités n’ont pas encore pris de décision définitive sur le sujet selon ces sources anonymes.

Pour approfondir: «Ce n’est pas le moment de négocier avec Poutine»

L’historien Timothy Naftali, professeur à la New York University, a accordé une interview au Temps. Selon lui, les Occidentaux doivent rester fermes face au président russe Vladimir Poutine: «A l’instar de tous les autocrates comme Mussolini, Hitler, Franco ou encore Staline, il sous-estime les démocraties. Il pense qu’elles sont faibles, cherchent la solution de facilité plutôt qu’à défendre la souveraineté d’un pays. Ce serait par ailleurs insultant pour l’Ukraine si les Etats-Unis et l’Europe commençaient à négocier en son nom. Mais surtout, ce n’est pas dans l’intérêt des Occidentaux de laisser croire à Poutine que nous sommes faibles. Car il n’abandonnera jamais, il jouera la montre. Il ne faut donc pas approcher diplomatiquement Moscou en ce moment.»

Lire l’interview de Timothy Naftali

Volodymyr Zelensky appelle à nouveau à la création d’un Tribunal spécial

Le président ukrainien a réitéré sa demande d’un Tribunal spécial sur l’agression russe contre son pays dans son allocutiion quotidienne, Certes, «nous coopérons déjà avec de nombreux pays et organisations internationales afin que chaque meurtrier russe reçoive le châtiment mérité» et «nous avons déjà établi une coopération avec la Cour pénale internationale» a indiqué Volodymyr Zelensky. «Mais, malheureusement, les instruments juridiques internationaux disponibles ne sont pas suffisants pour que justice soit rendue», a-t-il déploré. Il a salué la «forte collaboration» de son pays avec les Pays-Bas pour la nomination «d’un procureur chargé de recueillir les preuves des crimes de guerre» et avec la France «qui nous aide dans le travail de terrain pour documenter les crimes russes».

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