Règle d’or

Le «pacte fiscal» signé le 2 mars 2012 à Bruxelles par 25 pays de l’UE sur 27 (Royaume-Uni et République tchèque exceptés) impose l’adoption de «freins à l’endettement au niveau constitutionnel». Objectif: répliquer l’exemple de l’Allemagne dont la loi fondamentale de 1949 contient, dans son article 110, l’obligation d’équilibrer les recettes et les dépenses publiques. Une contrainte réactualisée, depuis 2003, par le frein constitutionnel suisse à l’endettement. François Hollande s’y est jusque-là opposé en France, préférant une loi quinquennale de programmation budgétaire.

Euro-obligations

L’idée est simple: mutualiser tout ou partie des émissions de dette des pays de la zone euro, solidaires et soumis aux mêmes règles budgétaires. Problème: cette idée, défendue par le premier ministre Jean-Claude Juncker, risquerait très vite de reposer sur la seule garantie des Etats aux finances équilibrées. D’où le refus catégorique de l’Allemagne. A mi-chemin, la Commission européenne plaide pour des emprunts communs destinés à financer de «grands projets». Un plan que François Hollande veut concrétiser.

Défaut

Le tabou de la zone euro. Laquelle justifie ses deux plans de sauvetage accordés à la Grèce par son refus de voir ce pays faire faillite. La raison? La peur panique de voir la confiance dans la monnaie unique s’écrouler en cas de «défaut». Beaucoup d’économistes n’en estiment pas moins que la Grèce, comme l’Argentine des années 2000, aurait dû d’emblée restructurer sa dette qui, à 120% du PIB en 2020, demeurera insoutenable. R. W.