France

Mourad Farès, marchand d'illusions du djihad

Son procès à Paris, devant la cour d’assises spéciale, s'est conclu par sa condamnation à 22 ans de prison. Pour l’accusation, le Savoyard Mourad Farès était un «important recruteur» de jeunes combattants européens pour l’Etat islamique. Lui s’est dit «catastrophé». Portrait d’un opportuniste du djihad

«Je suis catastrophé. Je ne peux pas vous expliquer à quel point je suis écœuré de me rendre compte que j’ai pu participer à ça.» Vendredi matin, dans la salle de la cour d’assises spéciale du Tribunal de Paris qui l'a finalement condamné, dans la nuit, à 22 ans de prison, et une peine de sureté des deux tiers. Mourad Fares se lève sur le banc des accusés, protégé par une vitre pare-balles, d’où il a suivi son procès sans dire un mot, ou presque, depuis le 20 janvier.

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