La débâcle annoncée aux élections régionales en Emilie-Romagne et en Calabre ne sera pas la sienne. Luigi Di Maio n’endossera que la veste de ministre des Affaires étrangères lundi, au lendemain d’un vote crucial pour la tenue de la majorité du gouvernement. Après cette énième défaite, le Mouvement 5 étoiles (M5S) ne pourra pas s’en prendre à lui. Elu en 2017 leader politique du parti antisystème, le trentenaire napolitain a démissionné de son poste mercredi.

La formation créée par l’humoriste Beppe Grillo il y a dix ans cherche à se refonder. Elle a convoqué pour mars des états généraux afin de trouver une nouvelle manière de se gouverner. Ces deux dernières années, le mouvement étoilé où «l’un vaut un autre» ne s’est pas laissé facilement commander par un seul dirigeant. Le sénateur Vito Crimi, l’un des membres historiques du parti, en devient le leader «régent» à la place de Luigi Di Maio. Mais ce dernier assure déjà qu’il sera présent au rendez-vous de mars. «Je ne pense pas du tout à lâcher, a-t-il lancé mercredi.