Rupert Murdoch, propriétaire du groupe international News Corp, a indiqué «ne pas être disponible», et son fils James Murdoch, président de la filiale britannique News International, a proposé deux autres dates en août, selon les lettres rendues publiques par la commission.

Rebekah Brooks, directrice générale de News International, a pour sa part accepté de comparaître mardi, tout en soulignant qu’elle pourrait être amenée à ne pas répondre à toutes les questions «en détail» du fait de l’enquête policière en cours.

Les députés précisent dans leur communiqué avoir «décidé de convoquer Rupert Murdoch et James Murdoch devant la commission parlementaire à 15h30 mardi 19 juillet». Toutefois, il n’est pas certain que les députés aient les moyens légaux de contraindre Rupert et James Murdoch, qui sont citoyens américains, à comparaître.

Une députée membre de la commission, Louise Mensch, avait reconnu plus tôt sur la BBC que la commission avait «des pouvoirs sur les citoyens britanniques, en d’autres termes Mme Brooks». «Rupert et James Murdoch sont citoyens américains, nous n’avons aucun pouvoir sur eux. Je pense que tout le monde serait surpris s’ils avaient le courage de se présenter», avait-t-elle convenu.

«Il faut voir si les membres de la commission ont le pouvoir et la capacité de les contraindre à venir, s’ils ne peuvent pas l’imposer, je ne sais pas si on peut les y amener de force», s’était pour sa part interrogé jeudi matin le vice-premier ministre Nick Clegg.

Le chef des libéraux-démocrates membres du gouvernement de coalition avait estimé sur la BBC que «s’ils ont le moindre sens des responsabilités, ils (Rupert et James Murdoch) devraient venir et s’expliquer eux-mêmes devant la commission».

Neuf personnes ont été arrêtées à la suite du rebondissement depuis la semaine dernière du scandale des écoutes téléphoniques au tabloïd N ews of the World.