L’affaire a jeté une lumière crue sur la gestion de l’épidémie par le gouvernement de Wuhan: le 1er janvier, la police locale a annoncé avoir arrêté huit personnes accusées d’avoir «diffusé des rumeurs». Elles seront «punies en vertu de la loi», menace le communiqué. Un mois plus tard, le pouvoir fait marche arrière: le 28 janvier, un article rédigé par un juge de la Cour suprême de Pékin révèle qu’il s’agissait en fait de médecins placés en première ligne sur le front de l’épidémie. Le texte assure que «l’information délivrée par les huit personnes n’était pas fabriquée de toutes pièces», et qu’elle aurait dû être tolérée.

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