L’ultime chance de fuir l’aciérie d’Azovstal, dernier bastion de la résistance ukrainienne à Marioupol, est peut-être passée. L’armée russe a lancé l’assaut pour débusquer les occupants des abris sous cette immense usine. Le maire de Marioupol, qui a fui la cité portuaire, a déclaré mercredi à la télévision ukrainienne avoir «perdu le contact» avec les soldats ukrainiens. Il a affirmé que des civils, dont une trentaine d’enfants, se trouvaient toujours sur place. Mais le porte-parole du Kremlin a nié une attaque sur Azovstal. Le président Vladimir Poutine avait proclamé la «libération» de la ville, le 21 avril, ordonnant de ne pas donner l’assaut sur l’aciérie mais de continuer à assiéger les souterrains.