Tin Oo, un général à la retraite âgé de 83 ans, avait été arrêté en mai 2003 en même temps que la dissidente. La LND avait indiqué la semaine dernière qu’il était en principe libérable le 13 février et qu’il était prêt à reprendre ses activités politiques. «Tin Oo sera libéré samedi car sa période de détention est terminée», a indiqué un responsable birman sous couvert de l’anonymat.

Le vice-président de la LND avait été arrêté avec Mme Suu Kyi en 2003, après l’attaque de leur convoi par des miliciens pro-junte dans le nord du pays.

Après plusieurs mois de détention à la prison de Kale, dans la division de Sagaing (centre), il avait été assigné à résidence sans procès en vertu d’une loi de répression de la subversion politique.

La cour suprême doit se prononcer en principe ce mois-ci sur un recours déposé par la «Dame de Rangoun» contre sa condamnation en août à 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence. Mais un ministre a récemment indiqué qu’elle pourrait être libérée en novembre, soit à la date à laquelle s’achève sa peine actuelle.

La junte a promis des élections en 2010, les premières depuis celles remportées en 1990 par la LND et dont les résultats n’ont pas été reconnus par le pouvoir militaire. La date du scrutin est encore inconnue et Mme Suu Kyi a jugé prématuré de se prononcer sur une participation ou un boycott de son parti.