«De l’Empire nous avons renoncé au pire, de l’empereur nous avons embelli le meilleur.» Il fallait, pour Emmanuel Macron, trouver les mots justes devant l’Institut de France, pour parvenir à commémorer la mort de Napoléon Ier, le 5 mai 1821, sans raviver les polémiques, en particulier sur le rétablissement de l’esclavage en 1802. Mission accomplie. Le rétablissement du commerce des esclaves dans les colonies françaises? «Une trahison des Lumières», a asséné le président, rappelant, ensuite, que «cette figure majeure de l’histoire de France» est «contestée depuis toujours». Manière d’éviter l’écueil de la louange, dans laquelle son prédécesseur Georges Pompidou avait volontiers donné le 15 août 1969. 

Lire aussi: Napoléon, la République et l’esclavage: comment parler de l’empereur des Français en 2021?