Selon les dernières estimations, 196 personnes se trouvaient à bord de ce bateau, le Boulgaria, qui n’avait pas le droit d’embarquer plus de 120 personnes. «Les chances de retrouver des survivants sont infimes», a déclaré dans la nuit un porte-parole du Ministère des situations d’urgence, cité par l’agence Interfax.

Le dernier bilan publié faisait état lundi matin de 80 survivants. Le nombre de personnes embarquées a évolué au fil des heures, alors qu’il s’avérait qu’une vingtaine de personnes au moins étaient montées à bord sans billet.

Lundi matin, les plongeurs avaient remonté à la surface les corps de neuf personnes. Le Boulgaria a fait naufrage dimanche vers 12h00 (heure suisse) au Tatarstan, à environ 800 km à l’est de Moscou. Le navire a coulé à trois kilomètres du rivage en 8 minutes environ selon un responsable du Ministère des situations d’urgence.

Les services de secours ont laissé entendre lundi qu’il ne s’agissait plus d’une opération de sauvetage, mais de récupération des corps. Des survivants, interrogés par la télévision Rossia24, ont dénoncé l’absence sur ce bateau de toute indication concernant les mesures de sécurité: «Il n’y avait aucune indication concernant l’endroit où se trouvaient les gilets de sauvetage», a indiqué une femme qui racontait avoir échappé de peu à la mort en passant par une fenêtre alors que le bateau sombrait.

Le Boulgaria, construit en 1955 en Tchécoslovaquie, avait passé avec succès en juin dernier un contrôle technique confirmant qu’il était apte à la navigation, a indiqué le Ministère russe des transports.

Des experts interrogés par les médias russes ont cependant affirmé que ce type de bateau était de conception dépassée, sa construction ne lui permettant pas de résister plus de quelques minutes à une importante voie d’eau.

Ce navire à deux ponts et d’environ 80 mètres de long faisait des croisières sur la Volga, une destination de vacances très populaire en Russie.