La guerre d’indépendance grecque (1821-1829), ou Révolution grecque, a commencé il y a 200 ans. Un conflit à l’issue duquel les Grecs réussirent à faire reconnaître leur indépendance par l’Empire ottoman. Cet été, «Le Temps» s’intéresse à la cause philhellène, qui va trouver d’ardents défenseurs à Genève, au premier rang desquels Jean-Gabriel Eynard.

Episodes précédents:

Qu’il paraît loin le temps de son exil entre Rolle et Genève, au lendemain du Congrès de Vienne et au milieu de Suisses reconnaissants pour sa défense constante de la Confédération face aux convoitises des monarques européens! Un an seulement s’est écoulé, pourtant, depuis que Ioannis Capodistrias, ancien co-ministre des Affaires étrangères du tsar Alexandre 1er, a reçu, le 2 avril 1827, l’onction du troisième parlement provisoire grec, réuni à Troizina, dans le nord du Péloponnèse, de l’autre côté du golfe Saronique qui fait face à Athènes. Le voici appointé, pour sept années, gouverneur d’une Grèce en lutte, sans moyens, sans administration et… sans capitale.