«Malheureusement, au moins jusqu’à maintenant, l’Iran a été incapable de dire oui. Nous n’avons plus beaucoup de temps», a déclaré M. Obama, en marge du Forum économique Asie-Pacifique. Le président américain a également qualifié de «juste» la proposition faite à Téhéran.

Le projet d’accord présenté fin octobre par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) prévoit que l’Iran devra exporter la plupart de son uranium faiblement enrichi en Russie pour y être enrichi davantage avant de l’envoyer en France où il sera transformé en combustible.

Le président russe Dmitri Medvedev a pour sa part déclaré à Singapour que l’Iran risquait de nouvelles sanctions si aucun progrès n’était enregistré sur son programme nucléaire controversé. «Nous sommes prêts à aller plus loin» pour nous assurer que le programme nucléaire iranien est uniquement à des fins pacifiques, a déclaré M. Medvedev à l’issue d’une rencontre en tête-à tête avec Barack Obama.

«Si nous échouons, d’autres options sont ouvertes, afin d’engager le processus dans une direction différente», a-t-il ajouté, faisant référence à de nouvelles sanctions contre Téhéran. Les pays occidentaux soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire.

Dans un important discours de politique étrangère devant 1500 invités, le président américain Barack Obama avait affirmé samedi à Tokyo, à propos du dossier nucléaire de la Corée du Nord, que les Etats-Unis ne seraient pas «intimidés par les menaces», tout en proposant au régime nord-coréen d’emprunter «une autre voie». «Les Etats-Unis sont prêts à offrir à la Corée du Nord un avenir différent (..) un avenir d’intégration internationale (..) d’opportunités économiques (..) de plus grande sécurité et de respect», a-t-il dit, à condition que les Nord-Coréens reprennent les négociations à six (Etats-Unis, deux Corées, Chine, Russie, Japon) sur l’arrêt de leur programme nucléaire.