Les militaires ne scrutent pas le ciel. Ils ne croient plus aux promesses russes de respecter un cessez-le-feu humanitaire. «Les Russes ont continué à bombarder tous les jours, malgré les évacuations des civils», lâche un soldat dont la mission est d’aider les invalides à quitter leur maison. Et pourtant mercredi, en milieu de matinée, les canons se sont tus à Irpin, petite localité à l’entrée de Kiev. L’exode des habitants d’Irpin et de Boutcha, dans la banlieue nord-ouest de Kiev, s’est ainsi poursuivi dans le calme. Malgré des départs massifs depuis cinq jours, Irpin n’est pas totalement déserte; les plus entêtés y sont restés. L’adjoint au maire lui aussi est resté – et nous a proposé un tour de sa ville afin de prouver que le drapeau ukrainien y flotte encore.