Karim Boukhari, directeur de «Tel Quel», Maroc

«Encore une intervention en terres arabes, ce n’est pas bon, mais c’est un mal nécessaire. Les gens attendent la délivrance du peuple libyen, ils sont rivés aux écrans de télévision. Ce n’est pas l’Irak. Pour la première fois, la communauté internationale a pris la peine d’entraîner dans son sillage la ligue arabe. Et, ce qu’il se passe actuellement dans le monde arabe est indissociable de l’arrivée au pouvoir de Barack Obama. Le président américain est perçu comme un vecteur de changement pour le monde entier. On n’a pas oublié sa première visite en Egypte. Son message en faveur de la démocratie a été pris plus au sérieux que ceux de ses prédécesseurs. L’attitude de Barack Obama a permis d’instaurer un climat favorable au processus en cours. Depuis qu’il est président, les Etats-Unis sont moins pointés du doigt. Si l’intervention en Libye avait été menée sous l’administration Bush, elle aurait provoqué un tollé.»