«Le Premier ministre a décidé d’annuler son voyage à Washington la semaine prochaine pour assister à la conférence sur le nucléaire, après avoir appris que certains pays dont l’Egypte et la Turquie envisagent de dire qu’Israël doit signer le Traité de non-prolifération (TNP)», a dit un responsable gouvernemental.

A l’instar d’autres Etats nucléaires, tels que l’Inde ou le Pakistan, Israël n’a pas signé le Traité de non-prolifération. Il évite ainsi de devoir se soumettre aux inspections de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), organe de l’ONU basé à Vienne. Israël passe pour être la seule puissance nucléaire au Proche-Orient. Mais l’Etat hébreu n’a jamais confirmé ni infirmé posséder l’arme atomique.

Selon les médias israéliens, Benjamin Netanyahou redouterait que les pays islamiques présents tentent de détourner l’attention des participants de la question du terrorisme. Il craint une attaque concertée contre les présumées forces nucléaires d’Israël.

Un autre responsable a déclaré qu’Israël serait représenté à Washington par le vice-Premier ministre Dan Meridor, chargé des questions relatives à l’énergie atomique.

Quarante-sept pays sont conviés à ce sommet lundi et mardi à Washington, Barack Obama espère amener ses partenaires à un accord sur un meilleur contrôle des armements nucléaires. Il n’est pas prévu que les cas individuels soient abordés, mais les activités sensibles de l’Iran et de la Corée du Nord sont susceptibles d’être évoquées. Aucun de ces deux pays n’est invité à cette conférence.