Le commissaire européen à l’Industrie, Günter Verheugen s’est dit préoccupé lunid, par l’augmentation du «nombre de médicaments contrefaits qui atterrissent en Europe auprès des patients. Et d’ajouter. «En seulement deux mois, l’Union européenne a saisi 34 millions de faux comprimés, lors de contrôles douaniers ciblés dans tous les pays membres. Cela a dépassé les pires craintes».

La marchandise saisie concerne avant tout des d’antibiotiques, des traitements anticancéreux, des médicaments anti-malaria et anticholestérol, d’antalgiques et de faux Viagra, a précisé le vice-président de la Commission.

«Chaque contrefaçon de médicaments est une tentative d’hécatombe. Même quand un médicament ne contient qu’une substance inefficace, cela peut conduire à ce que des gens meurent parce qu’ils croient combattre leur maladie avec un médicament efficace», a argué M. Verheugen.

Dans son rapport publié en juillet dernier, l’Union européenne a constaté que la majeure partie des saisies en 2008, venaient de l’Inde.

M. Verheugen a dit s’attendre à ce que l’UE s’entende en 2010 sur des mesures de lutte contre ce fléau, la contrefaçon de médicaments devant selon lui être considérée comme un crime à sanctionner «de la façon la plus sévère». Et plaide pour qu’une meilleure traçabilité des produits – de la fabrication jusqu’à la vente – soit mise en place. Il s’agirait ainsi de lister les médicaments contrefaits sur les emballages conformes, de les doter d’un code-barres et d’un scellé.

Les ministres de la Santé de l’Union européenne avaient plutôt bien accueilli en juin une proposition législative visant à éviter que des contrefaçons ne s’infiltrent dans la chaîne de distribution légale. Elle incluait une sécurisation des emballages de médicaments via des codes-barres, hologrammes et scellés, et un contrôle renforcé des acteurs de la chaîne, des grossistes aux pharmacies.