Jeune docteur de 33 ans qui a travaillé pour Médecins sans Frontières en Guinée dans un centre s’occupant de patients affectés par Ebola, la personne hospitalisée a quitté l’Afrique de l’Ouest le 14 octobre et est rentré aux Etats-Unis le 17 octobre par l’aéroport de JFK à New York après avoir transité par l’Europe. Depuis son départ de Guinée, il a pris deux fois sa température par jour pour s’assurer qu’il n’avait pas contracté la maladie.

A New York, il se sentait bien, s’adonnant même à un jogging de 5 kilomètres. Il a pris le métro à plusieurs reprises et est allé joué au bowling à Brooklyn. Ce n’est que jeudi entre 10 heures et 11 heures du matin qu’il a constaté une nette hausse de sa température et alerté immédiatement MSF avant d’être pris en charge par l’hôpital Bellevue. Le hasard des circonstances a fait qu’une équipe du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) était déjà sur place à l’hôpital qui se préparait à l’éventualité d’un cas d’Ebola.

Le maire de New York Bill de Blasio a rassuré les New-Yorkais, soulignant que toutes les mesures de préparation avaient été prises pour gérer le premier cas d’Ebola dans la Grande Pomme. Huit hôpitaux à New York sont équipés pour traiter des patients atteints par le virus Ebola.

Le même jour, New York a été le théâtre, dans une rue du Queens, d’une attaque à la hache contre quatre policiers qui étaient en patrouille devant une surface commerciale.Ils posaient pour une photo. L’un des deux policiers, âgé de 25 ans, est sérieusement atteint à la tête, un second policier souffre d’une blessure moins grave au bras. Cette attaque intervient un jour après la fusillade qui a éclaté à Ottawa, la capitale du Canada. Un soldat faisant la garde devant un mémorial de la guerre a été abattu par le terroriste présumé qui a sévi dans le bâtiment même du parlement fédéral. Le suspect est un jeune Canadien radicalisé, récemment converti à l’islam et qui avait l’intention de se rendre en Syrie. Les autorités l’avaient dans le collimateur, lui ayant confisqué son passeport il y a peu. Agé de 32 ans, il avait un casier judiciaire en Californie et avait été éjecté de la Marine pour comportement inadéquat.

Les événements canadiens ont provoqué une onde de choc aux Etats-Unis qui se sentent aussi vulnérables que le Canada à ce type d’actes isolés. Le président américain Barack Obama en a donné une illustration jeudi même en livrant une déclaration sur la tragédie d’Ottawa affectant un pays occidental qui vient de rejoindre la coalition internationale mise sur pied par les Etats-Unis pour combattre l’organisation de l’Etat islamique.