Le «New York Times» a répondu mercredi aux critiques du Vatican concernant ses révélations au sujet du pape Benoît XVI, qui aurait fermé les yeux que dans une affaire de pédophilie. Le quotidien a souligné que ses informations n’avaient pas été contestées.

Le Vatican a lancé une attaque en règle contre le quotidien américain par la voix du cardinal William Levada, successeur de Benoît XVI à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Jamais, semble-t-il, il ne s’en était pris ainsi à la presse.

Dans un communiqué, le Vatican a invité le «New York Times» à «reconsidérer son ton offensif au sujet du pape Benoît XVI et à donner au monde un point de vue plus équilibré».

Un rôle important

Le «New York Times» rapportait la semaine dernière que le Saint-Siège avait dissimulé le cas de Lawrence Murphy, un prêtre du Wisconsin accusé d’avoir agressé sexuellement 200 enfants atteints de surdité entre 1950 et 1974.

Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation de la doctrine de la foi, a été alerté en 1996 par un supérieur du père Murphy mais n’a jamais répondu au courrier, écrivait le quotidien, qui a mis en ligne 25 documents en appui de ses articles.

Dans un communiqué, le NYT souligne que ses articles sont «fondées sur un travail méticuleux et des documents». «Certains détails ont été confirmé par l’Eglise, et jusqu’à présent personne n’a émis de doute sur les faits que nous avons rapporté», dit le «New York Times» dans son texte.

«Les allégations d’abus au sein de l’Eglise catholique sont un sujet grave, comme l’a reconnu le Vatican en plusieurs occasions. Le rôle que l’actuel pape a pu jouer dans la réponse à ses allégations, quel qu’il soit, est un aspect important de cette histoire», poursuit le quotidien.