Pas question d’accepter l’étiquette de «décliniste». Connu pour fustiger les dérives budgétaires et économiques de la France dans ses ouvrages, Nicolas Baverez revendique au contraire un droit d’inventaire et la nécessité, pour l’Europe comme pour la France, de regarder «le monde tel qu’il est» après la pandémie. Une exigence qu’il est aussi indispensable d’appliquer, selon lui, à l’actuelle crise constitutionnelle entre Bruxelles et Varsovie. Laquelle a donné lieu, mardi, à une passe d’armes au Parlement européen entre la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, à la veille du sommet des dirigeants de l’UE, les 21 et 22 octobre.